Un chiffre sans détour : près d’un quart des consultations en médecine du sport concernent une douleur sur le flanc droit survenue après un effort. Loin d’épargner les sportifs aguerris, ce malaise s’invite aussi dans la préparation des compétiteurs les plus chevronnés. Les médecins du sport réajustent leurs recommandations au fil des recherches et de l’expérience de terrain, car les causes varient d’un individu à l’autre et restent discutées. Les solutions, elles aussi, se moduleraient presque à la carte.
Le constat est clair : chaque sportif arrive avec sa propre histoire, ses habitudes d’entraînement et son mode de vie. Pour apporter des réponses concrètes, les spécialistes croisent dernières études et vécu clinique, affinant leurs conseils au cas par cas. L’alimentation avant l’effort, les horaires d’entraînement et les antécédents médicaux sont systématiquement passés au crible.
Point de côté à droite : comprendre ce phénomène fréquent chez les sportifs
Une douleur au côté droit après un effort peut surgir aussi bien chez le coureur confirmé que chez l’élève en plein échauffement. Les médecins du sport désignent souvent ce désagrément par le terme « point de côté », une gêne qui coupe net l’élan et force parfois à lever le pied. La douleur, vive et localisée sous les côtes à droite, surgit sans prévenir, mais certains profils sont plus exposés que d’autres.
Plusieurs explications s’affrontent chez les experts : certains pointent une adaptation cardio-respiratoire trop lente, d’autres une montée trop rapide en intensité, un manque d’entraînement ou encore une sollicitation excessive des muscles respiratoires. Le diaphragme, ce muscle oublié, se retrouve alors sous tension. Parfois, l’irritation du péritoine, fine membrane de l’abdomen, est aussi évoquée. Dans les faits, la douleur est nette, parfois lancinante, et oblige à ralentir ou à stopper l’effort.
Voici les situations les plus souvent retrouvées chez les sportifs affectés par ce type de douleur :
- Un effort d’intensité mal ajustée ou trop poussé dès le départ
- Une hydratation mal dosée ou une alimentation inadaptée juste avant l’activité
- L’absence ou l’insuffisance d’échauffement
Malgré leur fréquence, ces douleurs musculaires ou fonctionnelles restent parfois déconcertantes. Peu de sportifs y échappent totalement au fil de leur parcours. Si la course à pied concentre la majorité des plaintes, d’autres sports où la respiration varie brutalement exposent également à ce phénomène. Si la douleur frappe fort et ne disparaît pas après l’arrêt de l’exercice, il vaut mieux solliciter un professionnel pour écarter toute cause plus sérieuse.
Conseils des médecins du sport pour prévenir et soulager la douleur efficacement
Les spécialistes s’accordent : mieux vaut prévenir que courir après le soulagement. Avant chaque séance, il est conseillé de démarrer avec un échauffement progressif d’au moins une dizaine de minutes, le temps que le corps trouve son rythme. Cette préparation évite à l’organisme une montée brutale en intensité et réduit l’apparition d’une douleur aiguë.
L’alimentation et l’hydratation méritent aussi une attention particulière. Prendre un repas copieux ou une boisson gazeuse peu avant l’effort met à mal la digestion et augmente le risque d’avoir ce fameux point de côté. Il est judicieux d’attendre deux heures après un vrai repas, de boire par petites quantités et d’adapter la difficulté de la séance à sa forme du moment, notamment lors d’une reprise ou d’un changement de discipline.
En cas de gêne, il est recommandé d’adopter ces gestes simples :
- Réduire l’allure ou faire une pause dès que la douleur apparaît
- Respirer lentement et profondément, avec des expirations prolongées
- Masser doucement la zone douloureuse
- Reprendre l’activité sans précipitation après quelques minutes de repos
Si la douleur persiste au repos, devient plus forte ou s’accompagne d’autres signes comme de la fièvre, des troubles digestifs ou une irradiation, il est alors temps de consulter un médecin du sport. Un avis spécialisé permet de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une cause organique plus sérieuse, surtout si la douleur est inhabituelle ou particulièrement brutale.
Face à ce point de côté qui s’impose parfois comme un imprévu tenace, une chose est sûre : mieux connaître ses signaux et ajuster ses habitudes, c’est offrir à chaque séance d’effort une chance de se dérouler jusqu’au bout, sans embûche ni coup d’arrêt imprévu.


