Jumeaux : Peut-on concevoir des jumeaux avec un seul embryon ?

100 % des grossesses gémellaires ne débutent pas avec deux embryons. Cette réalité vient bousculer bien des convictions sur la fécondation in vitro et la maîtrise, supposée, des naissances multiples. Même en misant sur un transfert unique, certains parents voient la surprise s’inviter à l’échographie : deux battements de cœur, là où un seul embryon avait été placé. Ce scénario, bien qu’exceptionnel, rappelle que la procréation n’obéit pas toujours aux plans les plus stricts.

Les dossiers médicaux regorgent d’exemples où, malgré un contrôle minutieux du nombre d’embryons transférés, une division spontanée de l’embryon se produit. Le résultat ? Deux enfants issus d’une seule et même cellule originelle. Les recommandations évoluent au fil des découvertes pour mieux encadrer ces situations atypiques et limiter les complications, mais les certitudes, elles, vacillent encore face à la créativité de la nature.

Naissances multiples après une FIV : comprendre les enjeux

La fécondation in vitro (FIV) bouleverse les règles de la reproduction, mais n’efface pas les zones d’ombre du vivant. Même en suivant scrupuleusement les protocoles de procréation médicalement assistée (PMA), le risque de grossesses multiples persiste. Les chiffres parlent : le taux de jumeaux monozygotes après transfert unique d’embryon reste plus élevé qu’après une grossesse naturelle. Les mécanismes à l’œuvre interrogent toujours les chercheurs, d’autant plus que l’impact de ces divisions embryonnaires, bien que rare, pèse lourd sur le plan médical.

Les protocoles de traitement FIV sont conçus pour limiter la survenue de naissances multiples, et pour cause, les grossesses doubles ou triples exposent à des complications maternelles et néonatales non négligeables. Pourtant, l’imprévisibilité biologique s’invite parfois dans le processus. Les jumeaux dizygotes se forment quand deux ovules sont fécondés, mais ce sont les jumeaux monozygotes, issus d’un embryon unique qui se divise, qui donnent du fil à retordre aux épidémiologistes.

Pour les familles concernées, la découverte d’une grossesse gémellaire après un transfert unique peut être déroutante. Côté médical, l’enjeu est double : assurer la sécurité des patientes et accompagner les futurs parents, parfois pris de court par la nouvelle.

Voici ce que les professionnels retiennent et surveillent de près :

  • Procréation assistée : le contrôle du nombre d’embryons transférés limite les risques, mais ne les efface jamais totalement.
  • FIV et grossesses multiples : une surveillance accrue s’impose pour anticiper et gérer d’éventuelles complications.

Un seul embryon transféré, deux bébés à la naissance : comment est-ce possible ?

Ce qui ressemble à un cas d’école se produit pourtant dans la réalité : après un transfert d’un seul embryon, certains couples accueillent des jumeaux. Ce phénomène intrigue, d’autant plus que tout l’objectif d’une FIV bien conduite est justement d’éviter les grossesses multiples. Or, il arrive que l’embryon transféré, une fois dans l’utérus, se divise spontanément. On parle alors de division du zygote, donnant naissance à deux embryons génétiquement identiques, autrement dit à des jumeaux monozygotes.

Le moment décisif ? Le stade blastocyste. À cette étape, l’embryon, prêt à s’implanter, est constitué d’un amas de cellules dont l’organisation rend possible une séparation. Certaines manipulations en laboratoire, inhérentes à la FIV, pourraient favoriser ce phénomène, même si les chercheurs n’en saisissent pas encore tous les ressorts. Concrètement, le transfert d’un seul embryon ne garantit donc pas une grossesse simple.

La littérature médicale recense plusieurs cas où, malgré un transfert unique, des jumeaux monozygotes sont nés. Impossible, à ce jour, de prévoir à quel moment la division se produira, ni chez qui.

Les points à retenir sur ces situations atypiques :

  • Après un transfert d’embryon unique, une division spontanée peut survenir, menant à une grossesse gémellaire.
  • Une telle grossesse nécessite un suivi spécifique, parfois plus poussé que prévu au départ.

Quels sont les facteurs qui favorisent l’apparition de jumeaux lors d’une FIV ?

Si la fécondation in vitro donne aux médecins la main sur de nombreux paramètres, certains facteurs échappent encore au contrôle. L’arrivée de jumeaux après un traitement FIV n’est pas qu’une histoire de nombre d’embryons transférés. D’autres éléments, parfois discrets, peuvent jouer sur la probabilité d’une grossesse multiple, qu’il s’agisse de jumeaux dizygotes ou monozygotes.

Le protocole de traitement FIV lui-même entre en jeu. La stimulation ovarienne, qui vise à obtenir plusieurs ovocytes, favorise la fécondation de deux ovules et donc, mécaniquement, le risque de grossesse gémellaire dizygote. Mais même si un seul ovule est fécondé et transféré, une division spontanée du zygote peut aboutir à des jumeaux monozygotes.

L’âge de la patiente, le choix du moment du transfert (notamment au stade blastocyste), ou encore certaines techniques de laboratoire comme le diagnostic génétique préimplantatoire semblent également peser dans la balance. Ces techniques, bien que minoritaires, ont été associées à une légère hausse des divisions embryonnaires.

Pour mieux comprendre les facteurs qui modifient le risque de grossesse multiple, voici les principaux points observés par les équipes médicales :

  • Stimulation ovarienne : elle augmente le nombre d’ovocytes disponibles.
  • Transfert d’un embryon au stade blastocyste : cette période clé peut favoriser la division.
  • Utilisation de techniques de micromanipulation (comme l’ICSI ou la biopsie embryonnaire) : elles sont associées à un risque un peu plus élevé de division embryonnaire.

Face à la diversité des protocoles de procréation assistée, les professionnels adaptent leurs pratiques et ajustent le suivi pour limiter au maximum les complications maternelles et néonatales liées aux grossesses gémellaires.

Embryologiste tenant un embryon en laboratoire

Des pratiques médicales sécurisées pour rassurer les futurs parents

Le transfert d’un seul embryon est désormais la norme dans la majorité des centres de procréation médicalement assistée. L’objectif : réduire le risque de grossesses multiples et les complications qui les accompagnent, telles que fausse couche, prématurité ou faible poids à la naissance. Les sociétés savantes, notamment la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie, recommandent le single embryo transfer pour préserver la santé des patientes et de leurs enfants.

Grâce aux avancées dans la sélection embryonnaire, en particulier l’observation au stade blastocyste, il est désormais possible d’optimiser les chances d’implantation sans avoir à transférer plusieurs embryons. Ce progrès permet d’allier taux de réussite satisfaisants et sécurité accrue. Les praticiens prennent le temps d’expliquer ces choix aux couples, afin qu’ils comprennent le raisonnement médical et se sentent acteurs de leur parcours.

Les bénéfices de ces pratiques sont concrets :

  • Moins de grossesses gémellaires et de risques associés
  • Baisse de la fréquence des complications obstétricales
  • Accompagnement renforcé du couple tout au long du processus

Reste une réalité : même avec toutes les précautions, la possibilité d’une division du zygote, et donc d’une grossesse gémellaire, ne disparaît jamais complètement. Cette part d’incertitude oblige les équipes à rester attentives, prêtes à ajuster le suivi médical et l’accompagnement psychologique si la surprise se présente. Car parfois, la vie décide de déjouer les statistiques, et c’est tout un projet familial qui prend alors une dimension inattendue.

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