On reçoit un patient de 67 ans en pharmacie, il demande le prix du vaccin contre le zona et veut savoir s’il doit payer de sa poche. La réponse courte : Zostavax n’est plus disponible en France depuis juin 2024, il ne reste donc qu’un seul vaccin sur le marché, Shingrix.
La comparaison de prix entre les deux n’a plus de sens en pratique, mais elle éclaire sur ce qui a changé et sur ce que coûte réellement la vaccination zona aujourd’hui.
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Zostavax retiré du marché : ce que ça change pour le prix du vaccin zona
Zostavax était un vaccin vivant atténué, administré en une seule dose. Son prix public était plus bas que celui de Shingrix, ce qui alimentait la question du choix entre les deux. Depuis juin 2024, ce vaccin n’est plus commercialisé en France. Il ne peut plus être prescrit, ni acheté, ni administré, y compris hors remboursement.
En pratique, la question « Zostavax ou Shingrix » ne se pose plus pour un patient français. Si vous trouvez encore des comparatifs de prix entre les deux sur certains sites, ils sont obsolètes. Seul Shingrix est disponible et remboursable en ville depuis décembre 2024.
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Pour les personnes qui avaient déjà reçu une dose de Zostavax, la vaccination avec Shingrix reste recommandée. Le schéma vaccinal repart alors de zéro avec deux doses de Shingrix, sans tenir compte de l’ancien vaccin.
Shingrix : prix en pharmacie et remboursement depuis décembre 2024
Le prix du vaccin Shingrix en officine est encadré par le CEPS (Comité économique des produits de santé), ce qui limite les variations d’une pharmacie à l’autre. Avant décembre 2024, le vaccin n’était remboursé que dans certaines situations spécifiques, ce qui laissait un reste à charge parfois dissuasif.

Depuis le 14 décembre 2024, Shingrix est remboursé à 65 % par l’Assurance Maladie pour deux catégories de patients :
- Les adultes âgés de 65 ans et plus, qu’ils aient ou non un antécédent de zona
- Les adultes immunodéprimés à partir de 18 ans, sur recommandation médicale
Le reste à charge de 35 % peut être couvert par une mutuelle complémentaire, selon les garanties du contrat. Pour un patient sans mutuelle, cette part représente encore une somme à anticiper, surtout que le schéma vaccinal comprend deux doses.
Schéma vaccinal Shingrix et coût total de la vaccination zona
Shingrix n’est pas un vaccin en dose unique. Le schéma standard prévoit deux injections espacées de deux mois. Il faut donc acheter deux doses en pharmacie et prévoir deux consultations pour l’administration.
Le coût global de la vaccination zona inclut :
- Le prix des deux doses de vaccin Shingrix (encadré par le CEPS)
- Les honoraires d’injection, qui peuvent être réalisés par un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier selon les modalités de prescription en vigueur
- La consultation de prescription si elle n’est pas intégrée à une visite existante
Avec le remboursement à 65 % sur le vaccin et la prise en charge habituelle des actes d’injection, le reste à charge effectif pour un patient de 65 ans et plus couvert par une mutuelle standard devient modéré. Pour les patients immunodéprimés de moins de 65 ans, les mêmes conditions de remboursement s’appliquent depuis décembre 2024.
Efficacité comparée : pourquoi Shingrix a remplacé Zostavax
Le retrait de Zostavax ne tient pas qu’à une décision commerciale. La HAS a évalué les données cliniques des deux vaccins et conclu à une efficacité supérieure de Shingrix par rapport à Zostavax. Cette supériorité porte à la fois sur la prévention du zona et sur la réduction des douleurs post-zostériennes, la complication la plus redoutée.
Zostavax, vaccin vivant atténué, présentait une efficacité qui diminuait nettement avec l’âge du patient et avec le temps après l’injection. Shingrix, vaccin sous-unitaire adjuvanté (il combine la glycoprotéine E du virus avec l’adjuvant AS01B), maintient un niveau de protection élevé même chez les sujets de plus de 70 ans.
L’autre différence de taille concerne les patients immunodéprimés. Zostavax, en tant que vaccin vivant, était contre-indiqué chez ces patients. Shingrix peut leur être administré, ce qui élargit considérablement la population éligible. C’est d’ailleurs pour cette raison que la HAS recommande la vaccination dès 18 ans chez les adultes immunodéprimés.

Effets indésirables de Shingrix : ce qu’on observe en pratique
Les retours terrain sur Shingrix signalent des réactions locales fréquentes : douleur au point d’injection, rougeur, gonflement. Des effets généraux comme la fatigue, les douleurs musculaires ou les maux de tête sont aussi rapportés, en particulier après la deuxième dose.
Ces effets indésirables sont généralement modérés et disparaissent en quelques jours. Ils sont toutefois plus marqués qu’avec l’ancien Zostavax, ce qui peut surprendre certains patients. Prévenir le patient avant la première injection réduit l’anxiété et limite les appels de suivi en pharmacie ou au cabinet.
Chez les sujets immunodéprimés, le profil de tolérance observé dans les études cliniques est comparable à celui de la population générale, sans signal de sécurité supplémentaire identifié par la HAS.
Zona et vaccination : qui est réellement concerné par le remboursement
La vaccination contre le zona avec Shingrix est recommandée chez les adultes de 65 ans et plus, y compris ceux qui ont déjà eu un épisode de zona. Les données montrent que le risque de récidive existe, et la vaccination réduit ce risque.
Pour les adultes immunodéprimés de 18 ans et plus, la recommandation est la même, avec un remboursement identique à 65 %. Chez les femmes allaitantes, l’administration de Shingrix doit être évaluée au cas par cas avec le professionnel de santé.
Les adultes de 50 à 64 ans sans immunodépression ne bénéficient pas du remboursement, même si le zona peut survenir dans cette tranche d’âge. Les retours varient sur ce point : certains médecins orientent vers la vaccination hors remboursement pour des patients à risque élevé de complications, mais la prise en charge financière reste alors entièrement à la charge du patient et de sa mutuelle.

